Il est 7 heure 30, seul dans la cour de lhôtel
Qiao yang, j'attends, je cherche un taxi. Le réceptionniste comprend
ce que je cherche, il sort et dans un anglais désastreux, il essaie
de me dire qu'il n'y aura pas de taxis aujourd'hui, car ils sont en grève
ou ils sont en congés, ( difficile de comprendre ) la journée
national des taxis peut être, peu importe le motif, je dois me rendre
à l'évidence je ne vais pas pouvoir aller voir la grande muraille aujourd'hui
ce qui ne me réjouit guère. À cet instant, un grand blond
descend les marches du perron à ma rencontre. Et me dit avec un fort accent américain.:
Where y can find one taxi here ?
Il n'y en a pas, ils fond grève ! tu le crois, un chinois en grève!
lui répondis-je avec une envie incroyable d'éclater de rire.
Maybe, we can rent a minibus, if we find 7 other peapols!
Bonne idée. Nous attendons à peine dix minutes pour trouver
un couple de québécois qui avaient aussi décidé
d'aller à Padaling ce matin-là.
Il ne reste plus qu'à en trouver trois autres, dix minutes de plus
et l'affaire fût faite. Nous prenons place dans le petit bus dix places,
je suis devants à côté du chauffeur, un homme d'une quarantaine
d'année, sympathique mais assez dur en affaire comme la plu part des
asiatiques, une fois le prix négocié nous démarrons direction
la grande muraille. une heure et demie plus tard après avoir traversé
un paysage de brume au milieu des montages nous arrivons sur l'immense parking,
au pied de la muraille, ici le paysage restes parsemé des couleurs
chatoyantes de l'automne.
Tout au long de la route nous avons fait réciproquement connaissance.
il y a deux Américains, l'un est top modèle (pas mal ), et son
copain est un champion de surf, deux filles allemande en vacance pour quelques
mois en chine, puis un couple de québécois partis pour une année
en Asie, la moyenne d'age ne devait pas excéder plus des vingt six
ans .
- Brendon, un des deux Américain, me demande si j'étais déjà
monté sur la muraille?
- Non lui répondis je, mais ce n'est pas un problème m'empressait
je de rajouter, pendant que vous serrez en haut moi je me promènerais
au bas et je prendrais des photos d'en bas.
- Il nen est pas questions, nous sommes sept et nous allons te monter
jusqu'en haut, n'est ce pas dit, il a tous les autres en se retournant, qui
médusés par cette nouvelle perspective n'ont rien pu dire d'autre
que oui, oui bien sûr qu'on va te grimper jusqu'au sommet. Il y en a
même une qui a ajouté , on ne vient pas jusqu'ici en fauteuil
roulant, en ayant traversé toute la Mongolie et l'URSS, pour se retrouver
au pied de la muraille.
Me voila confus et joyeux à la fois tant de générosité
me trouble. Une fois les billets achetés, nous adoptons la stratégie
classique, les plus fort prennent les poignées dans mon dos tendis,
que les autres se partagent les montants des cale-pieds et les roues, le premier
perron n'a qu'une dizaine de marches, j'exige de mes nouveaux amis qu'il me
laisse gravir seuls les quelques tronçons pavés mais sans escaliers.
Quelle aventure si vous aviez vu les Japonais courir pour nous prendre en photos,
Certain passages sont dangereux avec des escaliers vertigineux, mes compagnons
transpirent à grosses goûtes, mais dans un dernier effort surhumain,
nous arrivons au sommet. Là, un Américain en me voyant sest
frappé le front en répétant plusieurs fois « I
CANT BELIEVE IT ! Et spontanément il me tend une liasse de billets
verts. Le vieil homme aussi vieux que la muraille se lève et spontanément
me délivre un certificat dascension en criant FIRST TIME, FIRST
TIME.