Un bus bariolé a la mode pakistanaise avec des couleurs
chatoyantes, surmonté dune galerie surchargée de bic et de
broc, est arrêté au bord de la piste goudronné. Autour des
hommes s'affairent à la réparation d'une roue crevée. Nous stoppons le convoi
pour demander à cette famille s'ils avaient besoin d'aide, comme il se
doit face à quelqu'un en pane en plein milieu du désert.. Ils n'ont
plus de chambre à air et n'arrivent pas à réparer, par chance
nous en avons encore une de rechange de la même taille. Ils remerciaient
tous Allah de sa divine providence, un petit garçons le plus jeune de la
famille se traîne sur les fesses, un pied bandé qu'il maintenait
en l'air pour éviter de le poser sur le sol, il souffre c'est visible cela
n'a dailleurs pas échappé aux yeux d'Amine qui de suite le
dit à Michel notre docteur. De mon côté je cours vers le land
Rover chercher des compresses et de la bétadine dans lénorme
trousse que je suis obligé demmener en cas de problème de
peau. Pendant que Michel défait le pansement, il essai d 'expliquer avec de grand geste
qu'il est médecin et qu'il vas soigner son enfant, le pansement défait,
c'est l'horreur, le pied est vert de pu, la plaie est aussi béante
que purulante, il est condamné à mourir dans peu de temps si l'on
ne fait rien, pour enrayer l'infection du a cette double entaille sur le dessous
et le dessus du pied. Le père essaie de nous expliqué que son fils
s'est transperçé le pied de part en part sur un tesson de bouteille il y a une dizaine
de jours maintenant. Il faut lui faire une injection de péniciline, vite ! car
la septissémie est proche l'enfant à d'ailleur beaucoup de température,
mais pour faire une piqure à un petit garçons du desert, est une opération
très dificile, il est impossible de montrer son postérieur à
tous le monde et encore moins au petite fille qui joue a quelques mètres
de là, c'est un petit mâle ! et pour des musulmants du Baluchistan celà
a une signification importante. des discutions entre le pére et l'enfant
commence, les filles n'ont loin de là, rigole de la situation, l'enfant
pleur mais ce déshabille quand même, la péniciline injecté et, les penssements
terminés je lui donne une barre de chocolat et quelques bonbons ce qui
lui redonne le sourire, et du coup fait tarire les sarcasme feminin. Le père s'est confondu en prière, il ne
cesse de nous remercier dans le fond de ces yeux brillaient une reconnaissance éperdue
nous avions sauvé son fils. Puis nous avons reprit nos véhicules
et poursuivis notres route le cur gai.... Il n'y a pas de hazard.......